L’ordonnance épiscopale indique que les religieux devenaient propriétaires de l’ancienne chapelle, mais avec défense de la détruire et d’en construire une nouvelle, avec permission pourtant de la restaurer. La chapelle fut réparée, le clocher couvert d’ardoises, deux cloches installées (la plus grosse fut changée en 1741). Le curé de la paroisse avait droit d’y venir en procession un seul jour, le jour de la fête de la Saint Roch, car un autel y était élevé. L’édifice fut garni d’ornements et d’objets de culte conservés dans la sacristie, le cloître fut construit ainsi que les diverses pièces d’usage : réfectoire, bibliothèque avec 80 volumes (en 1769), salle du chapitre, cuisine, grenier, bucher, vaste chai… À l’étage étaient les onze chambres ou cellules pour les moines. La carte de Claude Masse, plus ancien relevé connu, montre en 1723 le plan carré du couvent avec promenoir qui aurait donné par ses quatre côtés en arcades (le dernier fut achevé en 1715) sur une cour centrale avec jardinet au milieu. Un beau portail de style dorique (que l’on appelle porte Renaissance) donnait accès au couvent et au jardin. L’enclos de vignes, d’une superficie de deux journaux, six onces, 36 carreaux (un peu plus de 7000 m2) était ceint de murailles édifiées en 1720.
Texte de Christophe Meynard / ARHAL (association historique et archéologique du cubzaguais)

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