Enigme Quatrième

La Révolution de 1789 ne pardonna pas aux Cordeliers d’avoir joué un rôle sous l’Ancien régime et les balaya en quelques jours. Le 25 juin 1790, les scellés furent posés sur leurs biens et le père Clément Raveau remit les clés du couvent à la municipalité. Les Cordeliers n’étaient à cette époque plus que six. Le couvent était alors mis en vente par adjudication et acheté le 12 avril 1791 par un marchand de Saint-André, Jean Transon, moyennant 18 100 livres. En octobre 1798, les restes du cloître des Cordeliers étaient l’objet d’un nouveau désaccord. Bien que le bâtiment ait été confisqué et les tombes rasées, le Département vendit l’emplacement à un particulier. Or, cette place était réservée à la Garde nationale. L’Assemblée cantonale désavoua cette vente arbitraire et en demanda l’annulation. Mais avec le changement de régime, la réponse attendue n’arriva jamais.


Texte de Christophe Meynard / ARHAL (association historique et archéologique du cubzaguais)

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